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Tourisme spatial : va-t-on vers une nouvelle forme de pollution ?

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Vivre l’extase de l’apesanteur, avec vue sur la Terre : le tourisme spatial compte encore pour quantité négligeable en matière de pollution. Mais à l’heure du changement climatique, des questions émergent sur l’empreinte carbone de cette activité qui pourrait décoller rapidement. Le 11 juillet, le milliardaire britannique Richard Branson s’envolait avec succès pour quelques minutes à la frontière de l’espace. Ce mardi 20 juillet, ce sera au tour de Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, d’aller visiter le grand vide avec sa capsule Blue Origin. Avec quel impact sur la planète ? Difficile à évaluer, tant ce hobby pour ultra-riches reste ultra-marginal, encore loin des radars des défenseurs de l’environnement. Mais le problème se posera si ce tourisme devient massif. « Si on voulait envoyer demain 50 000 touristes par an dans l’espace, il y aurait un vrai sujet environnemental », déclarait vendredi 16 juillet le PDG du Cnes (l’agence spatiale française), Philippe Baptiste, sur une radio française. « A l’heure du changement climatique, ça n’est clairement pas le moment de lancer une activité qui va accroître certaines émissions », ajoute la chercheuse finlandaise Annette Toivonen, auteure de « Tourisme spatial durable ».

Le vaisseau de Richard Branson apparaît ainsi particulièrement polluant, car sa technique de propulsion à carburant solide produit du CO2 (principal responsable du changement climatique) et crache des suies en traversant la stratosphère. « C’est comme si vous brûliez un pneu » dans une zone de l’atmosphère où l’air, moins dense, se recycle moins vite, relève Christophe Bonnal, de la direction des lanceurs du CNES.

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